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Je n’aime pas les grands

de Pierre Léauté

Quelques critiques :

Augustin est un petit homme complexé et sa haine des grands lui procure la folie des grandeurs :… Sa détermination et sa hargne le propulsent, au mépris du danger, du 153ème régiment (1919) jusqu’à l’Elysée. Devenu “Suprême”, il précipite la France et le monde dans une guerre sans précédent, déporte les grands, rien ne l’arrête….. Pierre Léauté, mixant faits historiques et fiction, mène avec entrain cette farce où le “Parti des petits” prend de la hauteur œuvrant de totalitarisme.
Sous sa plume, l’épopée idéologique vire à l’absurdité redondante.
Une performance…

Florence, Librairies de Port-Maria

Roman jubilatoire, uchronie délirante, Je n’aime pas les grands est le roman qui vous raconterait l’histoire d’Hitler si un Français de 1940 se retrouvait devant un épouvantard dans Harry Potter. Pierre Léauté s’amuse, et clairement on s’amuse en sa compagnie, car c’est extrêmement bien fait, bien référencé, et parce que le plaisir des mots est là, présent. Un super moment de divertissement qui raconte bien toute l’absurdité du fascisme.
Étienne Vincent, libraire et éditeur

“Je n’aime pas les grands” est donc un roman intéressant, une uchronie dont la fonction explicite est d’expliquer que nul peuple n’est immunisé contre la tentation totalitaire (là encore, Adorno, Milgram et tant d’autres ont travaillé sur ces vérités dérangeantes).
Lui est assignée une seconde fonction qui est de mettre en garde, de dire en un mot, à la suite de Brecht, que « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ». On le comprend à la fin quand, des décennies après la fin de la guerre et la fuite de Petit, ses idées réapparaissent en même temps que surgissent dans le débat public des négationnistes et qu’une petite fille de l’homme entre en politique (comme le firent Marine Le Pen – fille – et Marion Maréchal – petite-fille) avec le soutien d’un nombre de plus en plus grand de Français.

Gromovar – Quoi de neuf sur ma pile ?